Incubes et Succubes Définition
Incubes Succubes & autres démons
Un incube est un démon mâle qui prend corps pour abuser sexuellement d'une femme endormie. Velu, hirsute et souvent représenté comme possédant des pieds de bouc, l'incube s'en prend aux hommes. Le démon incube pèse sur la poitrine de sa victime endormie et peut même l'étouffer. La civilisation mésopotamienne le connaît sous le nom Lilū, mais c'est dans la Grèce antique que l'« éphialtès » est perçu pour être un démon qui s'attaque au dormeur. Les médecins grecs en font un être indissociable du phénomène cauchemardesque.
Au Moyen Âge, l'incube est assimilé au diable, qui passe pour s'unir sexuellement aux sorcières transportées au cours du sabbat, bien que le Diable et les incubes soit des entités spirituelles différentes. le Malleus Maleficarum livre de chasse aux sorcière du Moyen-âge, en fait une figure diabolique de l'impureté, des théologiens et démonologues chrétiens, comme saint Augustin, Jean Bodin ou Martín Antonio Delrío, débattent de sa réalité et de son pouvoir sur l'âme.
Le terme est ainsi particulièrement en usage dans les écrits ecclésiastiques du Moyen Âge pour signifier l'hérésie du commerce sexuel avec le diable, l’invocation du Diable et de ses êtres est pourtant différentes, les rites, les talismans, les invocations ne sont en rien comparable, bien qu’infernal l’un comme l’autre. Dès le XVIe siècle, des praticiens comme Jean Wier et Scipion Dupleix participent à faire passer le phénomène du domaine religieux au domaine médical, puis à la psychiatrie naissante. Louis Dubosquet, en 1815, considère l'incube comme une production fantasmatique produite par l'état d'angoisse constitutif du cauchemar.
La psychanalyse et la psychiatrie moderne classent les apparitions d'incubes comme des délires psychotiques et hallucinatoires similaires à ceux prenant part dans la zoopsie. La psychiatrie moderne fait de l'incube une représentation imaginale de troubles nocturnes liés à une déviance libidinale, mais la lou s’arrête la science, commence la religion... Tantôt plaisants, ils peuvent se transformer en cauchemar. Les enfants nés d'une relation avec un incube sont courants dans les mythologies ou les folklores ; Les explications sont nombreuses.
Symboliques, psychanalytiques ou physiologiques, les causes des apparitions d'incubes tiennent à la fois de l'imaginaire et du medical, mais si l’on étudie les traditions antiques, la démonologie, on trouvera une toute autre explication, loin des fait de l’homme, de son inconscient. Pourtant il est lié fortement au cauchemar, l'incube est l'un des démons les moins représentés par l'iconographie. Hormis des représentations artistiques, par Pétrone ou Maupassant, l'incube constitue un démon peu identifiable, tour à tour apparenté aux dieux Pan ou Faunus. D'autre part, la question du songe comme tromperie et illusion diaboliques est également au centre des débats théologiques.
Les relations sexuelles entre des démons et des femmes seront au cœur de condamnations. Au XVIe siècle La première référence écrite dans une chronique judiciaire se retrouve dans les Annales Hiberniae lors du procès pour sorcellerie d'Alice Kyteler, celle-ci est accusée d'avoir couché avec un incube nommé Robin Artisson. Au xve siècle, une bulle du pape Innocent VIII, nommée la « bulle des sorcières » (Summis desiderantes affectibus), de 1484, condamne ces faits de relations sexuelles dans des régions de Haute Allemagne et des contrées rhénanes (à Mayence, Cologne, Trèves, Salzbourg et Brême).
Le pape confie donc aux inquisiteurs et démonologues Heinrich Kramer et Jacques Sprenger le soin de pourchasser les sorciers et sorcières ayant commercé avec le démon. Cependant, c'est surtout au xviie siècle que le diable est réputé prendre part au sabbat sous la forme d'un satyre, pour s'accoupler à la sorcière. Ces inquisiteurs ont en effet acquis une solide réputation de spécialiste en démonologie, grâce à la publication du livre le Malleus Maleficarum (Le Marteau des sorcières), ouvrage qui gagne en autorité grâce à la bulle papale et initie la chasse aux sorcières en Europe.
Ce traité d'inquisition date de 1486 et présente une description détaillée des démons, en particulier des incubes et des succubes : « Par des démons pareils, les actes sexuels de l'impureté la plus honteuse sont commis, non pour le plaisir mais pour l'infection du corps et de l'âme de ceux dont ils se font incubes et succubes. Ensuite au terme d'un acte pareil, conception et génération parfaites peuvent être réalisées par des femmes : ils peuvent à l'endroit requis du ventre de la femme approcher la semence humaine de la matière préparée pour elle. Tout comme ils peuvent recueillir des semences d'autres choses pour d'autres effets. Dans de telles générations, ce qu'on attribue au démon, c'est seulement le mouvement local et non la génération elle-même, dont le principe n'est pas la puissance du démon ou du corps par lui assumé, mais la puissance de celui de qui est la semence. D'où l'engendré est fils non du démon mais d'un homme. »
— Malleus Maleficarum : La bulle papale confirme la politique de traque des incubes, lancée auparavant par les doctes de la Sorbonne qui, en 1318, caractérisent l'action de ces démons comme étant réelle. Cependant, pour le Malleus Maleficarum, l'incube ne peut engendrer, cet attribut étant réservé à Dieu et le diable n'est qu'un vecteur et un manipulateur de la semence humaine. Contrairement au Sabbat, la relation avec un démon incube n'intervient, pour le Malleus Maleficarum, que dans la sphère privée. C'est par un truchement que le démon parvient à ses fins : « Un démon succube prend la semence d'un homme scélérat, un démon proprement délégué près de cet homme et qui ne voudra pas se faire l'incube d'une sorcière.
Il donne cette semence à un autre démon détaché près d'une femme, une sorcière ; et celui-ci, sous une constellation qui lui est favorable pour produire quelqu'un ou quelqu'une capable de maléfices, se fait l'incube d'une sorcière. »Le procès des Templiers a confirmé la forte croyance en l'existence des succubes, et par la même, des incubes, puisque parmi les chefs d'accusation de leur procès, il y aurait eu celui de renier Dieu en s'accouplant avec des démones selon Ernest Martin. Comme la sorcière, la femme coupable d'entretenir des relations avec le démon est brûlée. C'est le cas d'Angèle de la Barthe, à Toulouse, en 1275, et dont le procès conclut à sa concupiscence diabolique. L'Inquisition et ses procès, comme celui qui a eu lieu à Côme en 1485 et qui a envoyé quarante et une sorcières supposées de relations avec des incubes au bûcher, a ainsi favorisé la croyance en l'incube : « Rien n’était plus fréquent que des révélations de ce genre, dans le tribunal de la confession, et le confesseur tirait de la bouche même de ces pénitentes la conviction du fait qu’il combattait, trop souvent inutilement, par des prières et des exorcismes. […] Ce n’était pas seulement la confession religieuse qui avait dévoilé les mystères de l’incubisme et du succubisme ; c’étaient surtout les aveux forcés ou volontaires, que l’Inquisition arrachait aux accusés, dans les innombrables procès de sorcellerie, qui hérissèrent de potences et de bûchers tous les pays de l’Europe. »
LAMIES
Démons mauvais, qu'on trouve dans les déserts sous des figures de femmes ayant des têtes de dragon aux bout de pieds. Elles hantent aussi les cimetières, y déterrent les cadavres, les mangent, et ne laisse des morts que des ossement
Sans entrer dans le détail relativement complexe de l’Angéologie et la démonologie, nous venons de donner ici une liste des Anges et Démons, nous ne pouvons nous étendre sur le sujet sans que cela ne prenne un volume complet afin de pouvoir traiter le sujet correctement et donner plus ample renseignement sur le sujet au lecteur, nous renvoyons notre lecteur vers des livres tel que les clavicules pour connaître plus de détails sur les Entités qui peuplent l’univers.
CACODEMON
Mauvais démon, c'est le nom que les anciens donnaient aux esprits malfaisants. Chaque homme avait son bon et mauvais démon, eudémon et cacodémon.